

douai@lavoixdunord.fr Un chiffre : dans notre région, environ 13 % des habitants sont obèses. Une statistique d'autant plus inquiétante qu'elle serait en augmentation et ce, en dépit des campagnes d'information mises en place.
Spécialisé dans la rééducation, le centre Hélène-Borel de Raimbeaucourt (lire ci-dessous) a donc décidé d'accueillir des adultes concernés par l'obésité pour leur proposer une prise en charge. « L'agence régionale de l'hospitalisation nous a demandé de diversifier nos activités. Par ailleurs, avec les centres de Fouquières-lès-Lens et de Oignies, nous avons réfléchi à un programme médical de territoire sur le bassin de vie de l'Artois. Et dans ce cadre, il a été décidé que nous nous occuperions de l'obésité », explique Caroline Nio, directrice du centre de Raimbeaucourt.
Le principe : par groupe de dix maximum, les patients séjourneront quatre semaines au centre, à partir du mois de juin, afin d'être reconditionné à l'effort et de renouer avec l'équilibre alimentaire. Si l'admission est conditionnée à une prescription médicale, elle l'est avant tout à la motivation des personnes, sondées au cours d'une visite de pré-admission : « Dans l'obésité, le patient est l'acteur principal. C'est à lui d'agir pour s'en sortir, quitte à se faire aider », insiste Suzel Popielarz, médecin rééducateur.
Encadrés par une équipe pluridisciplinaire, composée d'un médecin, d'une nutritionniste et d'une diététicienne, d'une psychologue, de professeurs d'activité physique adaptée mais aussi éventuellement de kinés et d'ergothérapeutes (notamment en raison des troubles musculo-squelettiques liés au surpoids), les patients accueillis partagent leur temps entre les groupe de travail (éducation diététique, psychologie...) et le sport : balnéothérapie, marche, vélo, musculation et natation. « Nous avons réussi à obtenir un créneau qui nous est réservé dans la piscine de Leforest, précise Marie-Amélie Dubrulle, cadre de santé. C'est important car le groupe n'a pas à affronter le regard des autres. » Grâce à ce programme, les patients sont supposés être mieux armés pour lutter contre leur obésité, une fois rentrés chez eux. « Ici, on amorce, on met en place, résume Suzel Popielarz. Ce n'est pas une cure d'amaigrissement. L'obésité est une atteinte chronique : on ne peut pas s'en sortir du jour au lendemain. » Conscient de ces difficultés, l'équipe met aussi l'accent sur l'après centre, notamment avec le suivi médical effectué par le médecin traitant mais aussi le travail avec les réseaux de prise en charge de l'obésité. « On est là pour leur tenir la main au long cours. Et les réseaux, pour accompagner leur retour à la vie normale. »
> Pour tout renseignement, s'adresser à Mme Cichy, responsable des admissions au 03 27 93 16 20.
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