

Samedi, distribution de bêtises au péage près de Cambrai pour défendre la BA 103. : La Voix du Nord region@lavoixdunord.fr PHOTO DIDIER CRASNAULT
La réorganisation des armées pourrait se révéler particulièrement douloureuse dans le Nord - Pas-de-Calais où près de trois mille emplois de militaires sont sur la sellette.
Après les fuites et les rumeurs, on saura demain si les réactions de protestation et les manifestations, notamment dans le Cambrésis, ont donné quelques résultats ou si les menaces se confirment.
Dans le Nord - Pas-de-Calais, six sites sont concernés par cette refonte de la carte militaire.
En première ligne, on trouve la base aérienne 103 implantée à Cambrai-Épinoy depuis plus d'un demi-siècle et qui emploie mille quatre cents militaires et cent dix civils.
Avec le maire de Cambrai, François-Xavier Villain, en tête, les élus locaux sont montés au créneau à plusieurs reprises pour défendre la base aérienne, son rôle de poumon économique, son poids dans l'aménagement du territoire au coeur d'un arrondissement qui souffre plus que d'autres socialement.
Dernière action en date : la distribution de 103 kg de bêtises samedi au péage de l'A2 pour frapper les esprits.
Autre menace de grande ampleur, celle qui pèse sur le 601e régiment de circulation routière à Arras. Cette unité est connue pour régler le bel ordonnancement du traditionnel défilé du 14 Juillet sur les Champs-Élysées mais ses hommes ont vu leurs missions élargies. Ces dernières années, on a fait appel à eux pour des opérations extérieures au Kosovo, au Darfour ou encore en Afghanistan. La fin du 601e RCR à Arras se traduirait par le départ de huit cents hommes de la citadelle désormais classée par l'UNESCO.
D'autres sites qui « pèsent » moins lourd en termes d'emplois sont concernés : le bureau du service national à Valenciennes (cent soixante et onze postes), le service interarmées de liquidation du transport à Denain (cent trente postes), enfin la délégation générale pour l'armement (cent quatre-vingts postes) et le centre territorial d'administration et de comptabilité (deux cent trente-quatre postes), tous deux à Lille.
Comme les unités de Cambrai et Arras, ces services seront fixés sur leur sort demain. On en saura alors davantage sur le calendrier des décisions annoncées par le Premier ministre et sur d'éventuelles compensations.
Soyez le premier à donner votre avis